14 OSTÉOINTÉGRATION par le Dr Dr Peter GHAUSSY, Allemagne 20 MARS 2010 - DENTAL TRIBUNE - N°10 Fig. 5 : La restauration céramique implanto-fixée au maxillaire Fig. 6 : Restauration finale par prothèse implanto-portée spécifié par le fabricant, les implants ont été placés en plusieurs sites. Tous les patients n’ont pas été prémédiqués : seulement les patients à risque d’endocardite ont été soignés, prophylactiquement, par antibiotiques. 68 procédures chirurgicales ont été pratiquées sous anesthésie locale (Articaïne de 6,8 ml avec adrénaline à 1:100 000 [Sanofi Aventis, Allemagne]) et 34 sous anesthésie générale. Un volet mucopériosté a été soulevé dans tous les cas et le couple de vissage a été fixé à 35 Ncm pour atteindre une stabilité primaire de tous les implants. La guérison non enfouie a été tentée pour tous les implants, en plaçant des coiffes de cicatrisation de dimensions réduites. Une suture continue (Monocryl 5-0, Produits Ethicon, Norderstedt, Allemagne) a été pratiquée pour former une barrière salivaire pour la plaie. Le protocole complémentaire et les critères de survie des plaies ont été vérifiés aux jours 1 et 7 ; Les sutures ont été enlevées sept jours après chirurgie. Les prothèses dentaires existantes ont été rebasées avec une résine acrylique douce (Softliner, GC, Tokyo, Japon). Après une période de cicatrisation de six ou douze semaines, la stabilité implantaire a été évaluée avec un contrôle du couple, la rééducation prothétique a été commencée quand la valeur du couple était ≥ à 35 Ncm. Les patients ont été rappelés, par la suite, quatre semaines après restauration prothétique et, tous les trois mois, dans la première année. Dans la deuxième année, le rappel était bisannuel et des contrôles supplémentaires ont été programmés annuellement. Les radios panoramiques ont été exécutées à 6, 12, 24, 36, 48 et 60 mois. L’évaluation clinique a été exécutée en utilisant une procédure standard. Un implant a été considéré réussi quand il satisfaisait aux critères de D. Buser. Analyse statistique Une analyse statistique a été exécutée selon la SPSS. Le taux de la survie a été évalué selon la méthode Kaplan-Meier. Pour analyser la probabilité d’un événement dans un groupe, indépendamment du temps, le test du X2 et le test exact de Fisher ont été utilisés. La statistique significative a été définie à P < 0,05. Résultats Les 464 implants ont été placés dans le maxillaire (n=404, 87,1 %) et la mandibule (n=60, 12,9 %) des 102 patients (53,9 % mâle, 46,1 % femme). Les patients masculins ont reçu un total de 263 (56,7 %), les féminins 201 (43,3 %) implants Camlog. Au total, 411 RootLine Camlog (88,6 %) et 53 Screw-Line Camlog (11,4 %) ont été implantés. Les implants ont été placés dans les en- droits suivants : 223 implants (196 Root-Line, 27 Screw-Line) ont été insérés dans la région antérieure du maxillaire et 181 implants (168 Root-Line, 13 Screw-Line) dans la région postérieure du maxillaire (Tableau 1). 25 implants Camlog (21 Root-Line, 4 Screw-Line ont été placés dans la mandibule antérieure, 35 implantations (26 Root-Line, 9 Screw-Line) ont eu lieu dans la mandibule postérieure (Tableau 2). Les implants avaient un diamètre moyen de 4,13 mm (3,30-6,0 mm). Les Camlog Root-Line, et les Screw-Line, de longueur de 9 mm à 16 mm, ont été utilisés. La période moyenne des soins postopératoires était de 4,25 ans, de même que les patients ont été observés pendant une période de 1,07 à 6,12 ans. Deux implants ont échoué : un implant inséré à la mandibule a dû être explanté au moment prévu pour la mise en charge (Screw-Line, diamètre : 4,3 mm, longueur : 11 mm) et un Root-Line, Camlog (diamètre : 4,3 mm, longueur : 13 mm), placé dans le maxillaire antérieur, a échoué à cause d’une expulsion. Les implants restants ont été mis en charge après une période de cicatrisation réduite qui satisfait aux critères de succès de D. Buser. La survie de tous les implants, à six ans, était de 99,6 %. 98,1 % de Screw-Line Camlog et 99,8 % de Root-Line Camlog ont été considérés réussis. Aucune dif- férence, statistiquement notoire, n’a été enregistrée quant au système d’implant (Root-Line ou Screw-Line), le sexe des patients ou l’emplacement de l’implant, en ce qui concernait le faible cas d’échecs. Discussion Dans la présente étude, les implants ont été mis en charge après un temps de cicatrisation réduit (maxillaire : douze semaines, mandibule : six semaines). Les résultats ne montrent aucune différence par rapport au taux de succès des implantations avec les périodes de cicatrisation longues qui suivent le protocole Brånemark et même un taux de la survie comparable aux implants SLA, mis en charge après un temps de cicatrisation raccourci. Réduire les temps de cicatrisation offre des avantages psychologiques, pratiques et esthétiques pour les cas complexes. La plupart des implants ont été placés dans la mâchoire supérieure des malades et n’a pas montré une augmentation d’échecs. Les implants maxillaires insérés autrefois ont démontré un taux du succès inférieur à celui des implants mandibulaires. Les résultats des études les plus récentes indiquent que, même les implants aux temps de cicatrisation réduits, placés dans le maxillaire, ont un taux élevé de survie. La pratique a aussi impliqué des patients avec un terrain critique, par exemple certaines maladies (troubles hématologiques) ou ayant été soignés avec des greffes d’os, formulés comme critères d’exclusion dans d’autres enquêtes. Ce fait n’a pas causé une intensification des explantations ou complications. L’effet positif du titane comme matériau pour les implants à contact osseux est connu. Les implants Camlog sont fabriqués en titane de degré 416 qui a une résistance à la tension jusqu’à 750 MPa. Les différentes modulations de la surface implantaire influencent l’interconnexion mécanique entre implant et os aussi bien que la prolifération d’ostéoblastes, mais l’effet des diversités de cristaux de titane sur l’ostéoconduction reste encore obscur. En 2007, Duyck et al. ont démontré une corrélation entre l’implant mis charge et sa structure rugueuse influant la néoformation d’os péri-implantaire. Plusieurs enquêtes, concentrées sur les processus de cicatrisation et le taux d’implants avec une surface SLA, ont montré un taux élevé de succès. Basés sur les conclusions de cette évaluation clinique, ces résultats suggèrent que la mise en charge précoce des implants Camlog (maxillaire : douze semaines, mandibule : six semaines) peut être exécutée avec succès. DT